redécouvrir Jean Michel Basquiat + bonus vidéo
je viens de commencer à lire un magnifique livre que ma soeur m'avait offert pour Noël dernier : 'Affiches de Films, un siècle d'histoire de l'affiche de cinéma.'
(merci Tatin')
,aussi je me suis arrêté sur une affiche de film particulière----->Basquiat et je me suis souvenu avoir déja vaguement vu ce film il y a très longtemps lors d'un passage tv très tard sur je ne sais quelle chaîne (surement arte ;) )
bref, cela à provoqueé chez moi l'envie de (re)découvrir le film et de m'interresser à l'oeuvre de cet artiste.

Jean-Michel Basquiat voit le jour en 1960 à Brooklyn-NY. Fruit du mariage entre une mère porto-ricaine et un père haïtien, Basquiat cherchera coûte que coûte à redonner sa fierté et sa place à ses illustres semblables dans son œuvre picturale.
Des prédispositions précoces pour la peinture
Ecritures, graffes, tags, peintures ou encore dessins, Jean-Michel Basquiat manie les mots et les symboles avec virtuosité. Le talent à l’état pur déborde des productions artistiques - quelques fois taciturnes et très souvent un kaléidoscope de couleurs, jamais dénuées de sens - du jeune peintre. Peu lui importe que le support, soit un réfrigérateur, une porte ou bien un mur, l’artiste n’en a cure et ne se donne aucune limite… pourvu qu’il puisse s’exprimer.
Une adolescence tourmentée
Alors âgé de sept ans, le petit Jean-Michel, victime d’un accident de voiture et hospitalisé, reçoit de sa mère le célèbre Traité d’anatomie du docteur Gray. Un ouvrage qui va avoir une résonance très grande chez lui. Fasciné par le corps humain, il n’aura de cesse de le représenter sous toutes ses facettes. La tête est certainement la partie la plus représentée dans ses œuvres. Adolescent meurtri et écorché, Jean-Michel Basquiat est très tôt attiré par le large et la solitude.

C’est ainsi qu’il quitte le foyer familial pour rejoindre la rue et ses galères. Alors âgé de 17 ans, le jeune homme trouve comme lit le hall des bâtiments quand ce n’est pas le banc solitaire d’un parc public, comme coussins les cages d’escaliers des immeubles qu’il squatte, et comme drap quelques cartons usés. La Liberté, si chère à ses yeux, se paie durement.
Inscrit dans une école pour surdoués, en 1976, il fait la connaissance d’Al Diaz, un graffeur avec lequel il se lie d’amitié. C’est également au cours de cette période de bohème et de vagabondages qu’il rencontre Keith Herig et Julian Schnabel avec lesquels il s’adonne aux joies des tags nocturnes.

Un taggeur-graffeur signant SAMO
Son adolescente révolte vis-à-vis du monde, son inépuisable imagination et son incommensurable besoin de témoigner des inégalités transpirent à tous les endroits de chacune de ses compositions. Lorsqu’il composait ses œuvres poétiques dans le métro, Jean-Michel Basquiat apposait toujours des logos aux graphismes élégants, stylés et néanmoins rageurs. SAMO (Same old Shit) était sa signature.
De l'artiste underground à la reconnaissance internationale
L’adolescent désargenté est obligé de vendre des cartes postales et des tee-shirts qu’il confectionne lui-même. Il délaisse sa signature originale pour un classique « Basquiat ». Il n’en reste pas moins l’iconoclaste et underground artiste ami de Madonna et admirateur d’Andy Warhol, jusqu’à ce qu’un article publié sur Artforum : « The radiant child », le sorte de l’anonymat. La peinture de Jean-Michel Basquiat, réalisée à l’acrylique et au crayon gras agrémentée parfois de collages, est très violente, dense, forte et inspirée.

L'identité noire au coeur de sa peinture
Le corps humain, les femmes, le vaudou, la bande dessinée, les rapports entre dominants et dominés et la valorisation des grandes personnalités noires américaines des mondes artistiques, sportifs et politiques sont parmi les thèmes récurrents de ses tableaux.

Andy Warhol : une rencontre déterminante
Basquiat passe quasiment de l’anonymat à la renommée à une vitesse fulgurante. En 1983, il participe à la Biennale du Withney Museum of American Art. Il est alors le plus jeune artiste jamais exposé dans cette institution, il a 23 ans. Sa notoriété lui permet d’entrer en contact avec Andy Warhol. La figure de proue du Pop Art devient très vite son ami. Entre eux deux naît une véritable amitié et un profond respect. Ce dernier tentera d’ailleurs de lui faire arrêter la consommation d’héroïne. En vain.

Son autre Combat : la drogue
Sa santé et son aspect physique se détériorent. Jean-Michel Basquiat devient dépendant de la drogue. Mondialement connu, l’artiste afro-américain continue a faire parler de lui. Ses oeuvres sont exposées dans les plus grands musées du monde, que ce soit à Paris, à Tokyo ou à Düsseldorf.
Profondément touché par la mort de son ami Andy Warhol, Basquiat ne trouve plus la force de se révolter contre lui-même et se réfugie de nouveau dans la drogue.
Overdose fatale
Jean-Michel Basquiat sera retrouvé mort deux mois plus tard dans son appartement victime d’une overdose. Il avait 27 ans et laissait derrière lui une œuvre magistrale.
Basquiat à jamais dans la Mémoire
Enfant des années 60, Basquiat est l’émanation de la transition d’une Amérique ultra-conservatrice et ségrégationniste vers une Amérique plus tolérante et démocratique. « Voix des sans voix », l’artiste afro-américain s’est volontiers fait le porte drapeau de sa communauté.

Basquiat, dont les oeuvres atteignent aujourd’hui des prix astronomiques, mérite aussi une couronne, marque dans ses peintures de la royauté et du génie de ses ancêtres.
bonus, des vidéos au format Quictime et Real Player :
*lien pour enregister la vidéo (clic droit - enregistez sous) :
http://www.leandromaciel.com/images/basquiat_stream.mov
*lien pour visualiser la bande annonce du film "Basquiat" :
http://www.claireforlani.com/realmedia/basquiat.ram
*lien pour visualiser la bande annonce du film "Downtown 81" dans lequel Jean Michel Basquiat joue :
http://194.2.120.77/bandeAnnonce/wmv/33142.wmv